Le rap generationnel, ca existe ?
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Serait-on devenus des vieux cons après trente ans ? Condamnés à n'écouter que De La Soul, Public Enemy, NTM, Assassin... ? C'est un peu cette impression qu'on a quand on écoute Orelsan, nouvelle sensation web du moment. En effet, comme beaucoup d'artistes de sa génération, ça a été passage obligatoire par la case internet pour le jeune MC de 26 ans. En même temps, quand on vient de Caen, qui est tout sauf une patrie Hip-Hop, on comprend qu'un petit coup de pouce s'impose.
Au menu de ses tubes, beaucoup de provocs. A l'image des misogynes Sale P*TE et Saint Valentin ou du jeuniste Changement. Ce dernier titre, qui en est déjà à plus d'un millions de vues, annonce clairement la couleur : « Ma génération Game Boy sniffe plus de lignes qu'un Tetris. [...] Les vieux ne comprennent pas ce qui se passe dans la tête des jeunes. Ils ne sont pas élevés par la télé, par la PlayStation. Ils ne comprennent pas à quel point on est fêlés. Ils ne connaissent pas le rap, les portables, le shit, la Despe. » Ca fout un gros coup de vieux ! Du coup, on a envie d'analyser le phénomène. Et heureusement pour lui, Orelsan est plus intéressant passé au microscope. On a plus affaire à un Eminem français torturé qu'à un Kamini ou à un James Deano.
Sur son My Space, il se définit comme « perdu d'avance » attendant « le succès ou l'ultime échec... » Oui, Orelsan broit du noir de chez noir. S'il était né quelques années plus tôt, il aurait eu les cheveux roux et aurait chanté Désenchanté à la place de Mylène. Dans sa vie, Orelsan s'ennuie vraiment très très profondément. Il semble atteint de la dépression des petites villes de province. Ce qu'il explique dans No Life, qu'on découvrira dans son premier album (à sortir en 2009 sur le nouveau label de Wagram, 3° Bureau), d'une manière on ne peut plus désabusée : « Qu'est-ce qu'on s'en branle du futur quand on ne comprend pas le présent. On ne sait même pas ce qu'on cherche vraiment. » Ce Clown triste, porte-parole d'une génération « pleine de chômeurs en quête de bonheur » parle pêle-mêle du sida, de l'amour, de l'acné, de la recherche d'adrénaline ou d'un sens à la vie.
Le jeune homme n'a pas plus d'illusions ni de rêves en ce qui concerne la gente féminine. Sur le très bon Pour Le Pire, il s'image dire la vérité vraie à une meuf et avoue avoir envie « d'en faire ma petite copine en attendant de trouver mieux », risquer de « se tromper de prénom parce que je kiffe encore mon ex » ou « refuser de l'écouter parce que je ne suis pas ton psychothérapeute. »
Chroniqueur d'une existence assez morne, Orelsan joue de son ultra-moderne solitude pour jongler entre poésie et provocation gratuite. Il fait sourire avec sa Soirée Râtée du pauvre type fauché qui termine la soirée avec la plus bourrée et rentre à pied parce qu'il n'a pas de quoi se payer un taxi. Mais il touche aussi quand sur Différent il rappe : « là où je vis on s'ennuie à mourir. Une bonne soirée, c'est une dont je n'ai aucun souvenir. »
Entre The Streets et un Kamini des villes, Orelsan pose la première pierre d'un rap qui sonne différent (même si ses prods sont signés par un « vieux de la vieille », Skread, producteur pour Booba, Diam's, Sinik, Rohff, Nessbeal...). Vague à l'âme, spleen, bourdon, finalement, il restait encore des thèmes à creuser dans le Hip-Hop.
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C sur que c pas PE, KRS One, EPMD ou Rakim ses inspirations à ce keum là !
http://GrandAmosM.skyrock.com
Bon, en mm temps y'a pas trop de réaction sur Orelsan de la part des jeuns...
OrelSan, la provoc ça le connait...textes hardcores, on peut dire d'un mec du hiphop qu'il est rock'n'roll c'est clair!
Ya des oreilles qui vont être choquées moi je vous le dis..."Viens BB on va tester mes nouvelles MST"!
Et oui: PROTEGEZ VOUS!