50 cent : autodestruction salvatrice
Rappeur au moins autant adulé que détesté, 50 Cent fait de chacune de ses sorties de disque un évènement. Un peu raté ces derniers temps puisqu'après la gifle infligée par Kanye il y a 2 ans et le gros soufflet du dernier G-Unit, ce nouveau Fifty ne cesse d'être repoussé depuis 2 ans. Et, oh surprise, le MC a su renouveler flow et prods pour un retour bien frais. Il était temps !
50 Cent, c'est ce qu'on appelle un rouleau compresseur. A une époque, il faut bien avouer qu'il écrasait tout le monde et raflait tout sur son passage. Arrivé en trombe (même si, derrière, le chemin a été bien long) en 2003 avec Get Rich Or Die Tryin, il a vendu 12 millions de son 3ème album (mais 1er pour le grand public) à travers le monde. Produit par le duo magique Dre / Eminem, cet opus avait tout pour plaire : l'énergie, le bling bling, le côté thug life et la plastique parfaite d'un rappeur body buildé. Des atouts imparables qui lui ont permis de toucher les puristes comme les midinettes. Pour la suite, Fifty se laisse juste porter par le courant. Un crew, le G-Unit, qui cartonne en 2003 avec son Beg For Mercy, des Grammy awards comme s'il en pleuvait, The Massacre vendu à plus de 9 millions d'exemplaires à travers le monde, des beefs avec The Game ou Nas qui alimentent son côté bad boy et un biopic en 2005.
Mais le phénomène
commençait à s'essouffler. De Curtis on retient surtout son
énorme coup de bluff et d'orgueil. A l'époque, il propose à Kanye
West, qui sort son Graduation le même
jour que son Curtis, de partager une émission de télé pour parler de leurs
albums respectifs. Kanye décline l'offre et s'attire les foudres de Fifty. Ce
dernier, blessé dans son ego démesuré, fait une déclaration étonnante : si
Kanye vend plus d'album que lui la semaine de leur sortie, il mettra fin à sa
carrière solo et ne se consacrera plus qu'à des collaborations. La semaine du
11 septembre 2007, les scores tombent : 957 000 pour Graduation contre 691 000 pour l'album de 50 Cent. Si les ventes
hors-USA contrebalancent ces scores négatifs, 50 Cent a tout de même été pris à
son propre jeu. Curtis ne se vend « qu'à » 5 millions. Mais surtout,
l'album est décevant. On reconnaît immédiatement ses grosses basses
caractéristiques, son flow lourd et ses thèmes fétiches : la violence,
l'argent, les filles. Certes, il a invité des artistes prestigieux (Akon,
Justin Timberlake, Timbaland, Mary J Blige, Eminem) pour partager des titres
efficaces avec lui. Mais le MC aux muscles saillants n'est pas vraiment sorti
des sentiers battus et on avait parfois l'impression d'écouter toujours le même
disque. En 2008, Terminate Of Sight
du G-Unit manque encore plus d'originalité et ne se vendra aux
States qu'à 300 000 exemplaires.
Depuis 2 ans, donc, 50
Cent nous promet le renouveau avec un très attendu Before I Self Destruct qu'il n'a cessé de le repousser. BISD (comme on l'appelle déjà) est
surement l'album sur lequel il aura le plus travaillé. En effet, il avait commencé
à bosser dessus bien avant de commencer Curtis.
Conceptuellement, on pouvait donc s'attendre à ce que l'album soit beaucoup
plus soigné. Et plus agressif aussi, par rapport au précédent, jugé trop doux
par certains. Il y a un an, Curtis confirmait : « C'est un vrai dilemme.
Ils vont dire, ‘Oh, c'est trop agressif'. Mais dès que tu peux jouer tout
l'album en sachant que tu n'as pas besoin de boucher les oreilles de tes
enfants, je suis pénalisé. Alors, il va falloir boucher les oreilles de tes
enfants. » Avec, en bonus, le film éponyme réalisé, produit et écrit par
50 Cent, cet album s'annonçait comme une tuerie. Alors, qu'en est-il ? Le
1er single, Baby By Me, en
feat. avec Ne-Yo et avec Kelly Rowland en guest sur le clip illustre bien le
nouveau 50 Cent.
Clip Baby By Me feat. Ne-Yo
Plus classe, moins clinquant, 50 Cent a troqué ses fringues de pimp pour un costard sombre mais mieux ajusté. Peut-être qu'il a tout simplement grandi. Toujours est-il que Curtis Jackson offre ici 16 titres tout en finesse, où les grosses basses d'autrefois ont été troquées pour des samples de funk et des instruments qui semblent avoir été joué live. Bizarrement, le son de Fifty est ici parfois plus east que west coast. On ne trouve Dr. Dre qu'à la productions de 3 de ses titres (le funky Death To My Enemies, l'angoissant Psycho feat. Eminem et le dépouillé OK, You're Right). Pour le reste, le MC a presque fait appel à un producteur différent pour chaque morceau : Havoc, Ty Fyffe, Sha Money XL (qui a co-produit l'album), Tha Bizness, Rick Rock... Si les beats sont moins rentre-dedans, les propos n'en sont pas moins hardcore à l'image de son Gangsta's Delight, un génial hommage au Rapper's Delight de Sugarhill Gang. Les lyrics sont également plus travaillés et les thèmes en sont donc enrichis. Comme quand il parle de ses colères rentrées sur Death To My Enemies ou quand il revient sur les moments forts de sa vie sur The Days Went By, qui sonne très oldschool. Le rappeur a également énormément travaillé son flow et on a parfois du mal à le reconnaitre comme sur So Disrespectful où son débit coule comme jamais.
Ce nouvel opus de 50 Cent est donc l'une des meilleures surprises de cette année. Et pour être tout à fait honnête, on est d'autant plus ravi qu'on n'en attendait pas tant !

j'espère ke très peu il sera dans les sphères du Tout Puissant 2PAC
Nous les fanatiques nous sommes vraiement contents
Nous les fanatiques nous sommes vraiement contents
Nous les fanatiques nous sommes vraiement contents
Alors bon courage et surtout tres bonne chance et que ce prochain album connaisse pleins se succes .
50 you are the best,