Bénabar

Infréquentable ? De tous les sentiers de randonnée qu'offre la chanson, ceux de Bénabar sont parmi les plus fréquentés. Prenez son précédent album studio, il y a trois ans, Reprise des négociations : 1 300 000 exemplaires, carton. Comme la tournée qui s'en est suivie, remplie à ras bord jusqu'au Bercy final.
Alors, infréquentable, le chanteur qui a gagné ses galons d'artiste populaire ? le consensuel chroniqueur de la vie comme elle va, avec ses moins bien et ses peut mieux faire, ses copains de toujours, ses amours à jamais, ses espoirs et ses estropiés ?
Ca, c'est le Bénabar que tout le monde connaît. Ou croit connaître. Car le même, entre deux croquis cocasses de personnages familiers (voyez votre miroir ou celui du voisin), glisse des encres et des notes plus noires. « C'est vrai, il n'y a pas que de quoi se réjouir », commente l'auteur.
Entendons-nous, ou plutôt entendons-le : ce nouvel album a pourtant de quoi réjouir. Outre que le côté sombre de l'artiste apparaît ici plus clairement, si l'on ose ainsi s'exprimer, celui-ci Car Bénabar poursuit l'évolution amorcée avec Reprise des négociations ; la mène plus loin ; va où elle veut aller. Ose. Surprend. Bénabar ne fait pas du Bénabar.
Il aurait pu faire d'un de son style un procédé. Il y a là un pas que d'autres ont franchi, on le sait. Pas lui. Pas envie. Il a écrit ses chansons dans son coin, comme d'habitude, puis a changé d'habitudes. A commencer par les choix de production. Jusqu'ici, il abordait ses chansons au piano. « J'avais mes repères, mes cycles d'accords. Dans le meilleur des cas, c'est un style. Dans le pire, une redite ! » Cette fois, c'est sur une guitare que les petites nouvelles ont pris naissance. Puis, aux arrangeurs Jean-François Berger et Fabrice Ravel Chapuis, déjà compères de studio lors de la dernière session, s'est joint François Delabrière. Il a mixé le précédent album de Bénabar, réalisé ceux de Kyo et de Daniel Darc, entre autres. C'est un producteur à l'anglaise. Il a des sons dans la tête - il entend les cordes à Londres. Pour notre chanteur, Londres ou Dijon c'est du pareil au même, mais il veut aller là où ça va, aller au-delà de ses limites, répète-t-il ; surtout ne pas se répéter.
Alors ça va pop, cette pop légère et allurée des années 60 qui déjà dansait sur l'album d'avant, affirmant ici l'éclat classieux de ses cuivres, une élégance crâne à la Nino Ferrer, une joie mélancolique de canzonetta italienne. C'est une musique de variétés, terme toujours revendiqué par Bénabar alors qu'il a longtemps suscité la réprobation du milieu musical. Il faut dire que souvent, variété a rimé avec vacuité. Lui a choisi l'efficacité du genre.
Tendons l'oreille. Pour retrouver le style Bénabar, et le redécouvrir quand il se réinvente, comme il réinventait naguère la concordance des temps sur un cahier de solfège.
Ainsi, "L'Effet papillon" : quand toutes les anthologies poétiques et chansonnesques recommandent de passer du particulier au général, notre auteur iconoclaste part de l'universel - le naufrage de la planète - pour en venir à l'intime - coup de soleil ou coup de boule. Evitant par là-même de donner des leçons, tout en rappelant que chacun est responsable, des grandes causes comme des petits riens...
Bénabar revisite aussi ses thèmes favoris, tel celui des copains. De "Allez !", rencontre drôle-amère entre un dépressif et un bien intentionné, à "Pas du tout", dialogue moqueur entre les musiciens et le chanteur (collaborateur complice de ce titre : Louis Chédid, auteur de la comédie musicale Le Soldat rose dont Bénabar fut un interprète) ; en passant par "Où t'étais passé ?", scène de jalousie à un ami. A sa façon, paradoxale, celle-ci est la seule chanson d'amour de l'album - lequel troque les « Je t'aime » contre les « Je ne suis pas aimable » ("Infréquentable" ), « Tu ne m'aimes plus » ("Reflets verts" ), « Tu me quittes » ("Si j'avais su" )...
Autre thème récurrent et renouvelé : l'observation de ses semblables.
Parfois rieuse, à l'image de cet "Equilibriste" sur le fil des chiffres qui scandent notre quotidien, ou de ce citadin rêvant A la campagne, plus Marie-Antoinette que José Bové.
Parfois songeuse ("Malgré tout" , dédiée à la génération de l'ex-« petit trentenaire » qui à présent « frôle les quarante ans »).
Parfois plus sombre quand elle se saisit d'anti héros, passe-partout ("Tout vu, tout lu") au point que certains en deviennent invisibles ("Flou")...
Quelles que soient ses variations sur le thème, toujours Bénabar pose un regard pénétrant sur le temps et les êtres qui promettent et qui passent.
Nouvelles chroniques de l'humain contemporain - ses beautés, ses bêtises, sa solitude.
Nouvelles chansons de Bénabar - où l'on voit l'ours danser sur un volcan.
Et le chanteur se mettre en danger, se remettre en question. Ce n'est pas si fréquent.
Découvrez "L'effet papillon", le premier clip extrait d'"Infréquentable"
Téléchargez tout Bénabar sur iTunes ![]()
Site officiel : www.benabar.com/

il faut changer les arrangements musicaux!trop ringards pour ce genre
de chanson
réponse à certains ou certaines: si lui il est prétentieux regardez donc vos chanteurs enfin non pas chanteurs, vos rappeurs qui n'ont que les mêmes mots dans la bouche " f***, va n**** ta mère..." à se gratter les dessous de ceinture à chaque minutes et puis surtout à être désagréable avec tout le monde!!
merci bénabar j'espère qu'on écoutera encore parler de toi !!
Bravo Benabar!
Voilà c'est corrigé, je me sens mieux.
Mais c'est pas grave hein, vous aussi vous allez réussir à faire quelque chose de bien :)
il représente la majorité de la france, un peu vielliot, bobo, pseudo intello mais qui sent bon la choucroute garnie et la garbure!
allez, c'est pas terrible mais c'est sympa. pas de quoi aller le voir en concert non plus!
C'est vrai que musicalement ce n'est pas un grand boulversement mais avec peu d'accords, je connais des chanteurs qui font pleurer... N'en déplaise à certains, si "Je suis de celles" ne vous fait pas pleurer, c'est peut-être parce que vous n'avez plus de au choix de coeur ou de cervelle... (et grand choc... je n'ai que 21 ans alors ne dites pas que Bénabar c'est pour les vieux)
Après pour l'effet papillon, j'avoue que j'adhère pas là... Ca commence à faire beaucoup de chances sur l'environnement qui défilent et on réentends toujours la même chose. Seul point positif, j'ai adoré dans le clip, le sigle socialiste suivi d'un labyrinthe, ça résume tellement bien la situation du parti que j'en ai éclaté de rire !
J'ai bien aimé ce qu'a mis bjmleroy... En ce moment faire jeune c'est effectivement mettre des clips avec des filles à moitié dénudées (voir totalement tant qu'on y est), et une bonne musique qu'on remixera à peine pour un prochain clip... Je trouve ça marrant de traiter Garou de professionnel en opposition à Bénabar qui serait si je saisi correctement... un amateur en bref ? Marrant... ça fait combien de temps déjà qu'on a pas entendu un album de garou ? En ce moment moi, j'entends plus parler de sa chère compagne que de lui mais je dois sûrement louper le meilleur (qu'on ne s'y trompe pas, j'aime bien Garou). Mais je comprends... Entendre une fille presque à poil chanter baise moi, ça paraît tellement plus exceptionnel comme phénomène... ^^
A bon entendeur
il chante bien le mons bon? les papillons un peu nuls le pire que des internautes dises que ce sont des chansons pour les vieux
j ai 57 balais une jambe de bois un qi normal
j aime pas mal de chanteurs actuels mais je suis plus rester sur BOB DYLAN ou JOAN BAEZ
bises a tous GG