La Rumeur court toujours
Ça ressemble plus à une chronique judiciaire qu'à une info musicale. vendredi dernier, on a appris que Hamé, membre du groupe de rap La Rumeur, serait à nouveau traîné devant les tribunaux, alors qu'il venait juste d'être relaxé, et ce pour la troisième fois, après six longues années de procédure.
L'affaire remonte à avril 2002. A l'époque, La Rumeur publie son premier album, « L'ombre sur la mesure », accompagné d'un fanzine gratuit dans lequel Hamé signe un texte titré « Insécurité sous la plume d'un barbare », marqué d'un court passage plutôt virulent à l'égard des forces de police. Réaction immédiate du tout nouveau ministre de l'Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy, qui dépose plainte pour diffamation. Le premier jugement du tribunal correctionnel prononce la relaxe du rappeur en décembre 2004. Le procureur de la République fait appel quelques mois après, ce qui n'empêche pas la cour d'appel de Paris de confirmer la relaxe en juin 2006.
L'affaire aurait pu en rester là, si le ministère de l'Intérieur n'avait décidé de se pourvoir en cassation. Nouveau jugement rendu le mardi 23 septembre dernier, nouvelle relaxe. C'est compter sans l'acharnement du ministère qui vient de demander à nouveau la cassation. Du jamais vu, paraît-il, dans des affaires relevant du droit de la presse : en effet, le texte incriminé ne figure dans aucune chanson du groupe, mais bien dans le journal gratuit offert à l'époque avec le disque.
Pas question ici de commenter un jugement en cours, ni de se faire l'avocat du groupe. On imagine que La Rumeur, célèbre pour ses positions radicales et qui aime à se revendiquer comme groupe underground et subversif, est de taille à se défendre tout seul et à assumer ses propos, écrits ou oraux. De même, on laisse le soin aux juges (ils l'ont déjà fait par trois fois...) de déterminer la frontière entre liberté d'expression et diffamation. Mais on ne peut s'empêcher de trouver étrange cet acharnement inédit d'un Etat contre un simple groupe de rap. Comme si la République elle même était mise en danger par quelques lignes, si outrancières soient elles, écrites par l'un de ses citoyens, musicien ou pas. Emile Zola, champion du pamphlet et auteur du célèbre « J'accuse », doit s'en retourner dans sa tombe.
La Rumeur est une groupe artistique militant censuré de fait car il a des choses à dire...et évidemment ils ne passent pas chez Drucker, ni à la Star Ac...en quoi reconnais t'on un vrai artiste en France ? Au fait qu'il soit censuré par des médias à la solde du pouvoir et de l'argent..
Ce ne sont pas Garou, Faudel, Doc Gynéco, ni évidemment Carla Bruni qui se retrouveront devant un tribunal vu le vide artistique et le vide de sens dont font preuve leur CD...
Liberté d'expression, pour ceux qui ont du Pognon..allez vous parler d'égalité ???
sinon je ne pense pas que ce soit un rapprochement entre zola et un membre d'un groupe de rap mais belle et bien un texte vis a vis d'un autre
la liberté d'expression quoi !y a pas 2 poids 2 mesures
n'importe qui d'entre nous vaut bien un Zola du moment que c'est avec le coeur
Ce n'est pas tolérable que sous prétexte de la liberté d'expression ces personnes se croient tout permis. Le respect existe je ne suis pas du tout pour sarkosy, mais j'estime qu'il a raison. Ces jeunes là devraient se modérer, ils appellent à la violence, aux insultes, au non respect des lois. IL faut qu'ils comprennent qu'ils n'ont pas tous les droits.
voila la vérité d'une personne censée et l'autre où le lavage de cerveau à déjà commencé... la difference entre dénoncer les abus d'un etat (et non pas Etat car il ne mérite mm pas une majuscule pour moi, quand on s'expose aux autre sur nos richesses pdt que 7millions de pauvres et plus de 3millions de précaires sont pris à la gorge) et d'inciter à la haine ou violence est considérable mais manifestement tf1 J-P Pernault sont déjà passé par la, c'est dommage....
On n'insulte pas des représentants de l'ordre, ni autres personnes.
Quand aux appels à la violence....ca fait bien longtemps qu'ils existent mais le politiquement correct me fera fermé une nouvelle fois ma gueule trop blanche...
Enfin, tout mon soutient à La Rumeur, à Ekoué que je kiffe depuis l'Odyssée suit son court (même si la Sacem lui doit des sous...).
Et au sympathique "Utilisateur" (qui n'assume même pas son pseudo) sarkoziste, ma bouche blanche à moi elle dit que lorsque la justice de mon pays a disculpé 3 fois un prévenu simplement accusé d'une trop grande liberté de ton, qu'un ministère s'acharne à lui mettre la tête sous l'eau plutôt que s'occuper des vrais problèmes du pays, ça s'apparente plus à du fascisme qu'à "du respect des règles".
ps: ne taille pas sur l'orthographe j'écris façon sms pas envie de me prendre la tête à écrire correctement pour une personne à qui je ne connais mm pas le prenom ;-)