Brel ne nous quitte pas
Jeudi, ça fera tout juste trente ans qu'il a disparu. Trente ans qu'il repose là bas dans son île, où « la mer se déchire infiniment brisée » et où «les femmes sont lascives au soleil redouté », ces Marquises qu'il avait choisi pour y vivre et mourir et à qui il à consacré son ultime album. Jacques Brel nous a quitté le 9 octobre 1978, mais il est toujours là. Jamais un chanteur disparu ne nous a autant accompagnés, hantés presque. Il ne se passe pas une semaine sans qu'on entende, télé ou radio, au moins une de ses chansons, sans qu'il ne soit cité dans un article, évoqué dans une émission. Curieux comme cet improbable troubadour des amours perdues et des amitiés désespérées, au bec postillonnant et aux postures habitées, à la fois chantre et pourfendeur de la belgitude, a marqué l'inconscient collectif d'une empreinte indélébile.
Hors normes, hors modes, Brel l'a toujours été, et c'est sans doute l'une des raisons pour laquelle il a été chanté par tant d'artistes internationaux : de Frank Sinatra à David Bowie, en passant par Marlene Dietrich, Nina Simone, Ray Charles, Scott Walker et même Nirvana (« Seasons in the sun », adaptation de son « Moribond ») ! Côté frenchie, ils sont légion à se revendiquer du grand Jacques, à reprendre ses chansons, de Faudel aux Têtes Raides, De Bashung à M, d'Arno à Arthur H. J'en ai oublié un ? Florent qui ? Vois pas.
Jacques Romain Georges Brel fait ces temps ci l'objet de multiples commémorations et autres manifestations plus ou moins mercantiles. A l'heure où j'écris ces lignes, une vente aux enchères est en train de disperser des objets ayant appartenu au chanteur, bandes magnétiques, photos, guitares, disques, bouquins. Et même le manuscrit original, avec ratures historiques, de la chanson « Amsterdam », estimé entre 50 000 et 70 000 euros. Sur les Champs Elysées, une expo consacrée à l'histoire de l'aviation exhibe l'appareil que pilotait Brel lui même.
Avant de monter sur scène, chaque soir, Jacques Brel vomissait. Le trac n'a jamais quitté ce Don Quichotte de la romance amère, au plat pays et aux refrains vallonnés. Peut être parce qu'il n'avait jamais pu oublier qu'il s'était classé bon dernier, à ses débuts en 1953, lors d'un concours de la chanson organisé à Knokke le Zoute. De quoi faire réfléchir les candidats à la « Nouvelle Star Pop Ac ». Sans oublier le titre de son tout premier succès : « Quand on n'a que l'amour »...

Sinon, un petit jeu bien sympa à l'adresse : http://lesaixol.labrute.fr : Oserez vous me défier ...
Incopiable, innégalable, je ne me lasserai jamais des titres de Brel, mais je trouve que cette reprise est bien la seule qui vaille le coup !!!
Merci Brel pour moi tu resteras le meilleur des meilleurs
Mon regret, ce sont mes nombreux Vinyles de toi que j'ai laissé là-bas, mais tes chansons sont et seront toujours dans mon coeur.
Au revoir poète !
La chanson française a du soucis à se faire, non pas que je veuille parler comme un "Vieux" comme dirait Jacques. Mais il n'y a plus de recherche de talent à proprement parlé. On veut de l'aseptisé. Savoir écrire un texte devrait être une des principales conditions à la réussite... Or, c'est à se demander si nos chanteurs actuels (Star Ac et tous les autres) savent écrire le français.
Je rêve d'une France aux chanteurs retrouvés, aux paroles nous faisant voyager...
Toute ma vie, tu me manqueras Jacques...
JACQUES BREL je l'ai vu deux fois en1965 dans les arènes de frejus en 1965 ,j'avais 20 ans, en 1967 sur la plage de saint raphael. Ces deux concerts m'ont donnes la chair de poule
que des grands chanteurs reprennent une chanson certes mais ,s'il vous plait ;;;;;;;;;; on n'a pas le droit de salir des tresors gerard
24 ans, que c'est cruel d'être jeune.