Anais ou le retour du yeye
Son histoire ressemblait à un conte de fées, genre « La petite marchande d'allumettes » ou « Le vilain petit canard ». Une fille toute seule, simplement armée d'une guitare sèche et d'une pédale « loop » (le zinzin qui sert à mettre des séquences en boucle) parvient à se hisser en tête des ventes de disques, il y a trois ans : 500 000 exemplaires de son « Cheap Show », album autoproduit et enregistré « live » qui plus est. Anaïs devenue phénomène inattendu, on attendait la suite avec curiosité. La voilà, intitulée « The Love album » (rien à voir avec le « I love you » de Mathieu Boogaerts, qui sort ces jours ci aussi). Un disque produit, excusez du peu, par Dan The Automator, à l'origine, entre autres, du projet Gorillaz de Damon Albarn.
Gros son, donc, façon drum'n'bass acoustique, mélange de folk groovy et de pop electro. On s'y laisse prendre le temps des deux premières chansons, dont un extrait de « The Amber Story », la comédie musicale anglophone créée sur scène par Anaïs au printemps dernier. Mais peu à peu, au fil des titres, une curieuse sensation de familiarité envahit l'auditeur. Une impression de déjà ouï. De quoi ça parle, le nouvel album de l'interprète de « Mon coeur, mon amour » ? D'amour, évidemment, comme 95% des chansons de ses collègues. L'amour sous toutes ses formes, tendre, vache, vain, lâche, romantique, érotique, erratique, hétéroclite, hétéro, homo (étonnant titre intitulé « Elle me plaît »), homogène, sans gêne.. Bref, l'amour acide et coquin, façon Anaïs, deuxième degré ou de force.
Sauf que brusquement, on sait. Ces histoires de flirts binaires sur fond de doo-wop vaporeux et autres chabadas volages, c'est ce qui constituait l'ordinaire des variétés des années soixante, le temps béni (oui oui) des copines et des copains. Et l'on se met à picorer des analogies : ici Sylvie Vartan période « La plus belle pour aller danser », là Françoise Hardy époque « Mon amie la rose », ailleurs France Gall, Dany, Jacqueline Taïeb ou Annie Philippe. Comme si Anaïs nous avait concocté une sorte de juke box pastiche des sixties dorées, mélodies, textes et arrangements à l'unisson. Jusqu'à la coiffure nouvelle de l'artiste, garçonne brune façon Twiggy/McCartney.
On l'attendait au tournant, elle effectue un demi-tour. Un oeil dans le rétro, l'autre sur la ligne d'horizon. Après tout, « Back to the future », le film, ça avait fait un tabac...

une si bel realisation
Est-ce que quelqu'un peut m'appeler au 0688301044
Merci
Je pense que le mot pastiche est mal utilisé, ou alors vous n'avez pas écouté l'album. Anaïs a contacté Dan The Automator pour des albums comme "Music to make love to your old lady", car elle voulait un album aux couleurs chaudes. Toujours renvoyer Dan The Automator "à l'origine" de Gorillaz... Bof...
Sinon, je trouve qu'Anaïs a tenue sa promesse car son deuxième album n'est pas un live en solo et l'ambiance musical y est excellente. Dire qu'elle est "vaporeuse" en ne citant que des références française... Il vous arrive d'écouter de la bonne musique? ^_^
je vous consél de ne pa fumer
fumer é dangereu
é autre choses pour les garsons
soyez poli é gentil avec les filles
dacore
allé tchaw
de tte façon jadore anais une devergandé comme elle yen a pas 100
Im lovin'it