Who et Clash, morts et vifs
Les premiers sont filmés sur scène en 69 au Coliseum de Londres, puis en 77 (quasiment l'année de naissance des seconds) à Kilburn. Les seconds bénéficient d'un cd « live at Shea Stadium » (le stade où batifolèrent, notamment, les Beatles) et d'un dvd documentaire au titre sémillant de « Revolution rock », regorgeant d'images d'archives et d'extraits de concerts.
Who et Clash, deux groupes britanniques exemplaires aux similitudes historiques. Des disparus de chaque côté (Keith Moon le batteur givré, suivi de John Entwistle, le bassiste taciturne, Joe Strummer, le prêcheur cockney), une ribambelle d'hymnes cinglants (de « My generation » à « Should I stay or should I go ») et d'albums essentiels (« Who's next », « London calling »), sans oublier un charisme scénique indéniable. L'incarnation d'un certain « esprit rock » racé et combatif, mélangeant critique sociale et énergie ludique.
Deux extraordinaires machines binaires aussi, ainsi qu'en attestent ces témoignages publics. L'occasion de redécouvrir l'impressionnante frappe d'un Moon allumé et les accords iconoclastes d'un Pete Townshend gigotant, l'impeccable assise rythmique d'un Paul Simonon dandy et les riffs aigres-doux d'un Mick Jones ferraillant.
Détail, qui a sans doute son importance : les 12 et 13 octobre 1982, les Clash à l'apogée de leur carrière jouaient au Shea Stadium de New York en première partie... des Who vieillissants. Une rencontre au sommet qui ressemblait à un passage de relais. Depuis, on se demande où a bien pu passer le témoin.

Ils ont été des précurseurs dans beaucoup de domaines,Le premier groupe de Blanc-bec à jouer du Bon Reggae et on peut dire que Joe Strummer a été le premier blanc à "Rapper"...écouter "Lightening Strikes" sur l'album Sandinista,du Rap à l'ancienne!!