Les mélodieux du stade
Bref, ce morceau martial et syncopé semble avoir définitivement remplacé les « I will survive » et autres « We are the champions » dans le coeur -et surtout le gosier- des afficionados des rencontres footballistiques. Prétexte à remarquer que, dans l'histoire des chorales des stades, c'est le rock sous toutes ses formes (pop, disco, etc) qui a fourni l'essentiel du matériel musical. Qui se souvient de l'antediluvien « Who-who-oho-wow ! » emprunté au festival de Woodstock et clamé pendant des décennies à l'occasion de moult manifestations, sportives et autres ? Sans oublier le « Go West » des Pet Shop Boys, hymne pourtant ostensiblement gay, un temps choisi pour encourager son équipe préférée. Ou l'inévitable « We Will rock you », tambourinade rythmée de Queen, qui a accompagné longtemps les efforts des galériens des arènes. La chanson du film « Rocky », elle, n'a jamais dépassé les rings de boxe ou de catch.
Du coup, on pourrait s'amuser à imaginer un morceau différent dédié à chaque sport. « Around the world » de Daft Punk pour les Jeux Olympiques, « Mistral gagnant » de Renaud, pour les traversées à la voile en solitaire, « Great balls of fire » de Jerry Lee Lewis pour les matchs de tennis, « Allo maman bobo » de Souchon, pour le full contact, « A Horse with no name » du groupe America pour les rencontres d'équitation, « Mets de l'huile » de Regglyss pour le Paris-Dakar, ou « Sans chemise, sans pantalon » de Rika Zaraï pour les championnats de natation.
D'autres idées ? Faites des suggestions. L'important, comme l'affirme le dicton, c'est qu'en France, dans les stades ou ailleurs, tout se termine par des chansons.

"I don't like the drugs, but the drugs like me"
"Allez plus haut" de Tina Arena pour le saut à la perche