Et si on revenait au vinyle ?
Dire que je passais pour un ringard. Je l'avoue, j'ai toujours été un nostalgique du vinyle, ces grandes rondelles noires que je rangeais soigneusement par ordre alphabétique après les avoir recouvertes d'une pochette de protection plastique. A l'époque, j'inscrivais même au verso la date et le lieu de mon acquisition, ça faisait des souvenirs. Je hantais les échoppes sombres de Paris, Londres ou New York, à la recherche du Velvet avec la banane qui s'épluche ou du Stones à la braguette zippable.
Collectionneur, mais pas que. Ni fétichiste
non plus. Plutôt amoureux de l'objet, avec sa taille conviviale, ses photos
pleine page et sa mine de renseignements précieux. Aujourd'hui, pour décrypter
les notes de pochette sur les livrets des cds, faut avoir une vue d'aigle ou
être muni de jumelles à infrarouges. Et puis le son. On dira ce qu'on voudra,
mais la rondeur charnue des basses, la plénitude des aigus, c'était autre chose
que le ronron aseptisé du numérique. Bien sûr, ça craquait parfois, ça
grésillait souvent, mais imagine t-on un feu de bois sans crépitement, un verre
de champagne sans pétillement ? Sans oublier le martial « schlonk »
du diamant atterrissant en souplesse sur le rebord du disque pour mieux le
dévorer (tiens ça me rappelle un test-concours débile paru dans je ne sais plus
quel journal, et auquel je m'étais laissé prendre : y'a combien de sillons sur
le 33 tours de l'album Led Zeppelin 2 ? J'ai passé des heures à les compter
alors que, chacun devrait le savoir, tous les disques vinyle ne sont munis que
d'un seul, gravé en spirale...).
Bref, aujourd'hui, me voilà redevenu à la mode. Branché comme tout. C'est que, les médias l'affirment, le vinyle revient en force. Et pas que chez les nostalgiques indécrottables ou les dj's farfouilleurs. Non, les jeunes s'y mettent aussi. Sans doute lassés de l'impersonnel et chirurgical mp3 et du plastoc des boîtiers cd, ils sont de plus en plus nombreux à rechercher les vieux classiques du rock en 33 tours, Dylan, Hendrix, Neil Young ou AC/DC. Certains artistes, notamment dans le reggae et le hip hop mais aussi dans le rock, comme les Strokes, les White Stripes, Franz Ferdinand ou, chez nous, Jean-Louis Murat, ont toujours veillé à ce que leurs albums fassent aussi l'objet d'une sortie vinyle.
Et les majors s'y mettent à leur tour : Universal vient de lancer sur le marché une série de rééditions LP (« Long Play ») avec pochettes cartonnées comme dans le temps, de Gainsbourg à Johnny en passant par Bob Marley, Marvin Gaye, les Stones et de bien plus obscurs. Quant aux fabricants de platine, ils commercialisent désormais des « tourne-disques » équipés d'une sortie USB, à brancher sur son ordinateur. Du Japon, nous arrive le SHM-CD, un nouveau procédé qui permet de, je cite, « retrouver le son du vinyle sans changer de matériel d'écoute, grâce à un plastique translucide qui optimise le spectre sonore de 30%». Ils ne savent plus quoi inventer...
En 2008, face à la chute vertigineuse des vents de cd, on aura ainsi écoulé environ 200 000 disques vinyle en France, et le marché est censé poursuivre tranquillement son essor. Pas mal pour un objet dont on a récemment fêté les soixante années d'existence...
Vive le vinyle, donc, cette invention de grand-papa qui plaît aussi aux fistons. Car l'important, c'est qu'un son pur abreuve nos sillons.

Vous avez raison, j'ai toujours été épatée comme le son des vinyls de mon père sonne mieux que le même album que j'achetais remastérisé et tout le tintouin. M'énerve !
Mais techniquement je pense que le mieux est de mettre sur ton PC une carte son externe, avec des entrées RCA (rouges et blanches) cat le passage par des prises micro jack détériore vraiment le son, surtout que les entrées micro des cartes son vendues en série sur les PC de base sont vraiment dégueu. Ensuite, il faut vraiment utiliser un soft d'acquisition avec un bon filtre pour éliminer les craquements (mais la plupart des softs de gravure de CD style Nero ou Easy CD creator... en sont équipés), et ils ne faut pas hésiter à repasser les sons sur un equalizer avant de les enregistrer définitivement.
On s'en branle de vos histoires de numérisation !!!!
L'autre, c'est la prochaine sortie de ces jeunes gens : http://www.myspace.com/lebrutorchestra
Et pourquoi pas en vinyle si on les achète ?
Non merci! tres peu pour moi... abandonne depuis belle lurette, depuis que j'ai redecouvert l'un de mes enregistrements de Tristan transfere sur CD. La gamme dynamique du vinyl est clairement insuffisante (ce qui n'est pas le cas de la bande "master" quantifiee sur 16 bits).
Apres tout depend de ce qu'on se met entre les oreilles
Bon ils sont un peu usés mais le vinyle c'est la classe.
Le premier que j'ai acheté c'était Sheila en 1966 !!!!! et le dernier Mozart acheté à Salzbourg sa ville natale.
Et puis souvenez vous, le vinyle c'est le petit chiffon doux avec lequel on caressait nos disques adorés et la pointe de diamant sur le tourne-disque.
Nostalgie, nostalgie.
Gwenaëlle - Brest 29
Vendre un vinyl 25€ alors que le même disque en cd ne coûte plus que 10€ à peine ...
A l'époque, le même éditeur justifiait le coût largement supérieur du cd par rapport au vieux 33 tours par une technologie nouvelle qui devait s'amortir avec le temps.
Pour rappel un 33 tours coutait entre 50 et 60 francs et un cd entre 150 et 180 francs.
Le rapport s'est désormais inversé mais quel est l'explication fournie par Universal ? Mystère !!!
Toute cette vague de rééditions n'est qu'un prétexte pour se faire à nouveau de l'argent avec un vieux catalogue usé jusqu'à la corde.
tu as eu besoin d'arpenter NYC ou London pour trouver des vynils comme la banane de Wharol, ou la braguette de sticky fingers ?
en fait, tu me parais un peu gamin, vu que ça tombait en France avec un peu d'écart!
c'est pas poss tu as moins de 55 ans pour écrire ça!
Bref, mes vynils qui ont échappé aux vols, incendie, etc, ceux qui me restent, sont des trésors!
mais dis moi, gamin : comment trouver "fourth world : possible music" autrement que sur le vynil ?
sont édités en cd : 1) la merde, 2) le tout venant, 3) pas mal de bonne musique, mais je défiee quiconque de trouver le titre que j'ai cité, ailleurs que sur la galette!
précision: "thick as a brick", de Jethro Tull, qui signifie "épais comme une brique", rapport à l'épaisseur de l'album, et des pages de lectures, ça donne quoi, en CD ou en MP3 ?
allez, bonne soirée, jeune homme !
un vieux qui avait 20 ans en 68, et à qui on ne la fait pas!
en toute sympathie, bien sur ! ! !
On aime tous le Vintage (par contre j'aime pas ce mot) je crois, mais à mon avis, et même si je suis un fou de musique des 60's et 70's principalement, le vinyle a vécu;
comme le disait un des internautes, c'est un coup pour vendre plus.
A la limite pour les top modes, le vinyle sert à scratcher (bof ?) mais sinon, il faut reconnaitre que le cd est quand même vachement plus pratique.
si le cd était sorti bien plus tôt, tout les vinyles seraient passés à la poubelle.
m'enfin,sous toutes ses formes, vive la musique, et, si je peux me permettre, à bas l'euro (désolé)
ouai, une baguette, ca valait un franc, maintenant, ca vaut un euro.
Tchô
http://www.amarokprog.net/albums_13375.html
http://www.amazon.com/Fourth-World-Vol-Possible-Musics/dp/B000003S2B
eh oui, en stock sur amazon...
les reeditions cd, ca existe...
ceci dit, Brian Eno, Jon Hassell: tu as plutot bon gout a ce que je vois.
Je cherche dans le cadre d'un reportage sur "le retour du vinyle" pour TF1, des collectionneurs. Vous pouvez me joindre au 06 60 72 75 37
Vanessa.