Un super bon Plant
Il y a de quoi être épaté, des fois. Des Grammy awards, cette bonne grosse vieille et officielle cérémonie annuelle de remise de prix show biz, sorte de version yankee de nos Victoires de la musique qui se déroulait hier soir à Los Angeles, on n'attendait pas grand chose. On se disait, ça va être comme d'hab, la glorification des gros vendeurs de disques du moment, les Coldplay, Radiohead et autres Mary J. Blige, Lil Wayne et Alicia Keys (U2 et Springsteen, cette année, c'était trop tôt), habitués des charts et des tubes à la pelle. Bref, les jeux sont faits.
Or, stupeur et stupéfaction, voilà que parmi les stars susnommées, s'est glissé un couple improbable, tandem obscur et même quasi underground, qu'on croyait uniquement connu de quelques afficionados hyper-spécialisés: Robert Plant et Alison Krauss ont remporté haut les boucles le double prix du meilleur disque et du meilleur duo de l'année, avec leur album « Raising Sand ». Qui ça ? Si plus personne n'ignore que Plant a été le chanteur de Led Zeppelin, il faut être fan mordu de musique country pour n'avoir ne serait-ce qu'entendu parler d'Alison Krauss, chanteuse et violoniste de bluegrass, genre musical certes honorable mais qui est à la variété internationale ce que la bourrée auvergnate est à la chanson française.
Plant et Krauss, donc, ont enregistré ensemble
un très joli disque qui mélange blues et country, un de ces disques harmonieux
et douillet qu'on se garde pour les frileuses soirées au coin du feu, quand
dehors la bise âpre secoue les pins enneigés. Un recueil de ballades suaves où
les gosiers de nos deux acolytes s'entremêlent à merveille, sur fond de guitare
slide. De la musique de papa, certes, mais merveilleusement rassurante et
sereine, et, pourquoi ne pas le proclamer, étonnamment belle.
C'est donc cette entreprise aussi désuète que charmante qui vient d'être récompensée par le tout bizness ricain. Une surprise totale, même pour Plant, qui n'a su trouver les mots hier que pour dire qu'il se sentait « renversé ».
Un renversement, pourquoi pas ? A l'heure de la féroce crise du disque qu'on connaît, se mettrait-on à vouloir chambouler les tendances, à assister à un retour aux « vraies » valeurs ? Celles d'une musique simple et authentique, à mille lieues de la vulgarité et de la frime du tout venant des hit parades? Une musique humaine, tout simplement ? On verra bien. D'ici à ce que Dick Annegarn, Nicolas Jules ou Loïc Lantoine remportent nos prochaines Victoires de la Musique, y'a sûrement encore du boulot. Quant à Robert Plant, tout renversé qu'il est, il doit se féliciter d'avoir refusé de reformer son ancien groupe...
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Le jour ou Dick Annegarn recevra un prix c'est quand il sera mort...là on aura droit aux hommages larmoyants de tout le Show b(a)izze français réuni...remarque c'est même pas sûr car Drucker sera surement mort avant... en attendant il nous fond bouffer leur soupe standardisée (je ne citerais personne car la liste est bien trop longue)....l'industrie du disque (aidée de son bras armé, la sacro-pute TV " la montreuse à tout-va" comme disait Férré) guide le public vers les bacs de la moutonnade depuis des décennies en faisant de nous des consommateurs passifs, cons a bouffer du foin...il est bien normal aujourd'hui que l'industrie du disque soit sinistrée et c'est bien fait pour sa gueule car elle ne représente rien de créatif a de rares exceptions près ... les produits sont standardisés...qui connait Philippe Forciolli par exemple...3 pelés...
a+