Pourquoi il faut aimer les Nits
L'autre jour, j'ai déjeuné
avec des poux. Inutile de se gratter la tête, c'est la traduction quasi
littérale du nom de ce groupe hollandais, les Nits. En fait, ça veut dire
« lente », ces petits trucs qu'on traque dans les chevelures
enfantines, surtout dans le primaire. Quand ça s'attrape, il est difficile de
s'en débarrasser. Exactement comme les Nits : il suffit de les découvrir
pour devenir accro.
Les Nits, ça ne date pas
d'hier : ils ont débuté en 1974, un bail. A l'époque, ils ressemblaient à
un groupe de new wave anglo-saxonne, un peu dans le genre XTC, si vous voyez.
Et puis, peu à peu, ils se sont transformés jusqu'à devenir de véritables
expérimentateurs pop, mélangeant humour absurde et contes fantaisistes, rock et
fanfare, folk et électro. Les Nits sont un groupe visuel aussi : chacun de
leurs clips, chacune de leurs pochettes de disque, chacun de leurs concerts
propose une vision originale, un look spécial, un décor idoine.
Ca vient de leur formation de plasticiens,
puisqu'ils se sont rencontrés dans une école d'art, à Amsterdam. Après moult
aventures et avatars, les Nits sont aujourd'hui trois : Henk Hofstede, le
chanteur, auteur et guitariste, Robert Jan
Stips, le claviériste, et Rob Kloet le percussionniste. Leur
particularité, c'est leur époustouflant talent de mélodistes. Souvent, ça
rappelle les Beatles (on les a souvent surnommé les Fab Three), mais pas que,
puisqu'ils chantent indifféremment en anglais, français, italien ou allemand.
Il y a aussi dans leur musique des réminiscences de valse, des zestes de
balades celtiques, des bribes de classique, et plein d'autres saveurs encore. Exemple,
avec l'un de leurs plus grands tubes, « Adieu sweet Banhof »
Ou celui là, "In the Dutch mountains" :
Dans leur studio-gymnase de la banlieue d'Amsterdam (on peut le voir, dessiné sur la pochette de l'album « Doing the dishes »), les Nits bricolent tout eux-mêmes, musiques, images et accessoires scéniques. Sur scène, justement, on dirait trois magiciens marionnettistes, trois lutins malicieux rassemblés pour célébrer la pleine lune. Extrait d'un de leurs derniers concerts, à l'époque de la sortie de l'album « Les Nuits », il y a cinq ans :
Les Nits publieront le 16 novembre leur vingtième album, intitulé "Strawberry wood", et seront à l'Alhambra de Paris le 7 décembre.
Je connais plein de fans qui n'hésiteront pas à prendre le train pour aller les applaudir...

le succes c'est pas les producteurs qui en décident mais vous
en achetant ce titre ...
si celui la se vend pas j'arrete de diffuser ma musique sur le net
Jost André un musicien au rmi ...
écoute plutôt les Nits et prends en de la graine