MGMT, retour au rock progressif
On appelait ça du « rock progressif ». Allez savoir pourquoi, puisque le style en question était plutôt régressif... dans la mesure où il revenait à de vieux poncifs musicaux, empruntés pour la plupart à la musique classique : virtuosité indispensable, même si souvent gratuite, arrangements tarabiscotés, rythmes complexes et abandon de la traditionnelle structure couplets/refrain. Dans les années 70, le genre fleurissait en Grande Bretagne, avec des groupes comme Yes, King Crimson, Genesis ou Emerson, Lake and Palmer. (En France on avait Ange, toujours en activité aujourd'hui). On ne parlait plus de chansons, mais de « morceaux », parfois aux allures de mini-symphonies, avec divers mouvements harmoniques. Y'avait du bon et du très mauvais, du lyrique et du pompier, de l'émouvant et du prétentieux. Le problème c'est que, quand vous étiez musicien, ça pouvait vous dégoûter de toucher à votre instrument, tant les frimeurs du progressif en rajoutaient dans l'exhibitionnisme, façon acrobates du manche ou du clavier.
C'est justement contre ça, surenchère d'effets et prétentions musicales, que se sont élevés les punks dès 1978, en prônant un retour au rock pur et dur, trois accords binaires, one-two-three et rendez vous au tas de sable (cf les Ramones ou les Stooges, parrains du genre, plus tard popularisé par les Sex Pistols ou The Clash).
Bref, on pensait le style progressif définitivement enterré depuis. Sauf qu'il ressurgit, discrètement, presque sournoisement. A travers des groupes ambitieux comme les Flaming Lips, Arcade Fire, et surtout MGMT. Ce duo d'étudiants new-yorkais a visiblement (audiblement, plutôt) potassé ses classiques sixties et seventies, de Pink Floyd à Genesis en passant par David Bowie ou Hawkwind, et propose un étonnant kaléïdoscope de psychédélisme baroque, de glam pop et de musique cosmique.
Et ça fonctionne ! Leur unique album à ce jour, « Oracular spectacular », renferme, outre quelques longueurs un peu rébarbatives, une jolie collection de tubes enluminés comme « Electric Feel » et surtout « Time to pretend », véritable hymne entêtant dont les paroles reprennent ironiquement tous les clichés du rock (« Faisons de la musique, gagnons de l'argent, épousons des mannequins... »).
Avant de choisir ces initiales comme nom de groupe, MGMT s'intitulait Management. Faire du neuf avec du vieux, voilà un truc qu'on apprend dans les écoles de management, justement. Mais faire progresser le progressif, là, chapeau...

Oui il y a de très bons groupes de rock prog avec quelques pointures comme IQ, Pendragon, Pallas, Flower Kings, Porcurine Tree entre autres.
Alors voilà mais se n'est pas avec un groupe comme vous présentez ci-dessus qui fera découvrir le soit disant genre progressif c'est mon humble avis.
Bonne journée à tous.
The Mars Volta, Porcupine Tree, Von Hertzen Brothers, Spock's Beard, ... et j'en passe et des meilleurs... Oui...
MGMT... Non... C'est un baril de lessive à radio supplémentaire...
Ceci est un avis parmi d'autre...
En même temps, vous n'avez pas l'air d'être très au fait du "progressif" étiquette bien large et fourre tout au demeurant...