Hippie birthday Woodstock : Retour sur 40 ans de festivals de rock
Salut les beatniks !
Il y a quarante piges, plus de 450 000 personnes investissaient les terres de Max Yasgur, un fermier de la petite ville de Bethel, dans l'Etat de New York, pour ce qui allait devenir le rassemblement emblématique du mouvement hippie et de la contre-culture : Le Festival de Woodstock.
Trois jours de paix et de musique réunissant une bonne partie de la crème anglaise, et américaine, du rock et du folk des sixties : Janis Joplin, Creedence Clearwater Revival, Santana, The Who, Grateful Dead, The Jefferson Airplane, Joe Cocker, Crosby, Stills, Nash & Young, Canned Heat, Blood Sweat & Tears, Sly & The Family Stone, Joan Baez ou encore Jimmy Hendrix pour ne citer que les plus connus. Soit de quoi remplir une dizaine de camionnettes Volkswagen en partance pour Katmandou ce qui aurait été, à n'en pas douter, une grave erreur pour l'histoire du rock ‘n' roll.

Gibson ou maracas : L’éternel dilemme de Carlos Santana !
Cette affiche aussi attirante que les gambettes de Raquel Welsh, les organisateurs pensaient qu'elle attirerait tout au plus 50 000 personnes. Dépassés par les évènements, ils durent rapidement se résoudre à rendre gratuit l'accès aux concerts pour ce mélange de babas cools chevelus et d'étudiants de bonne famille affluent de tout le pays et bloquant les routes aux alentours du site.
La Côte d’Azur en plein mois de juillet ? Non, seulement la route qui mène au «Woodstock Music & Art Fair ».
On connaît la suite : Les trombes d'eau, les kilos d'herbe, les prestations souvent à l'arrache entrecoupées de discours contestataires, la programmation chamboulée, des artistes obligés d'arriver par hélicoptère à cause des embouteillages, les bains de boue collectifs... 
L’adrénaline du hippie : Courir dans la nature légèrement vêtu !
Voilà pour la légende à laquelle le film documentaire de Michael Waldeigh, réalisé un an plus tard, contribuera largement. Certes, Woodstock est aussi l'occasion de ressasser les éternels clichés sur les sixties que les médias présentent souvent comme un joyeux fourre-tout où se retrouvent pêle-mêle la guerre du Vietnam, le LSD, les colliers de fleurs, Mai 68, les chemises indiennes, les élucubrations d'Antoine ou les lunettes fluos de John Lennon. N'étant pas le dernier à faire référence dans certains de mes posts à cette imagerie collective, je m'abstiendrai pour une fois de toute critique !
Mais Woodstock est indéniablement un des plus grands moments de l'histoire du rock and roll et de la musique populaire en général. Il a, avec quelques autres, lancé la vogue des festivals de rock. Depuis la fin des années soixante, ces derniers ont poussé un peu partout sur la planète tels des champignons hallucinogènes dans le jardin d'un vieux baba cool.
En voici quelques-uns :
En 67, le Festival Pop de Monterey, en Californie, considéré comme le premier grand rassemblement rock de l'histoire, ouvrit le fameux « Summer of Love » de San Francisco. Si Woodstock et la reprise d'un standard des Beatles ont donné un sacré coup de patte d'eph à la carrière d'un jeune chanteur britannique quasi inconnu du nom de Joe Cocker, Monterey a été l'occasion pour Hendrix et les Who de se produire pour la première fois sur le sol américain. Il a aussi révélé au grand public les talents d'Otis Redding et de Janis Joplin.
Autre grand rassemblement incontournable de cette époque glorieuse, le Festival de l'Ile de Wight en Angleterre. Il atteignit son apogée avec l'édition de 1970 (gravée sur disque et sur pellicule) et son affluence record de 600 000 personnes venues assister aux performances de Mile Davis, Procol Harum, Jethro Tull, Ten Years After ou encore The Doors. Le tout pour la modique somme de 3 livres sterling, c'est dire si les temps ont bien changés ! L'île de Wright, ce fut également un Jimi Hendrix fatigué par l'abus de drogues et les tournées incessantes et qui donna sans conviction un de ses derniers concerts avant de quitter ce bas monde trois semaines plus tard. Quant aux Who, ils furent indéniablement dans leur jardin anglais, offrant à leurs fans britons un des shows les plus mémorables de leur carrière.
Quelques autres "festoches" qui ont marqué l'histoire du rock :
- Glastonbury : Fortement imprégné de culture hippie, toujours en activité, il voit le jour en 1970 dans l'environnement champêtre de Worthy Farm, un corps de ferme situé dans le sud-ouest de l'Angleterre. Réputé pour sa boue, Glasto, pour les (nombreux) intimes, présente l'originalité de proposer outre la musique, du théâtre, de la danse, du cirque, de la peinture et d'autres formes d'expression artistique. Prix d'entrée de la première édition : 1 livre sterling avec lait de ferme offert aux 1500 participants !

À Glasto, le port des bottes en caoutchouc est une vieille tradition.
- Depuis 74, Knebworth, dans le sud de l'Angleterre, a reçu la visite de grands noms du rock dont Led Zeppelin en 79 (avec un Jimmy Page à côté de ses tongs !) qui donna là devant 200 000 fans son dernier gros concert, un an avant la mort de John Bonham. En 1976, Lynyrd Skynyrd sont eux au top de leur forme et font souffler un vent sudiste sur une foule qui ne boude pas son plaisir.
Moins connu que ses petits camarades, le California Jam s'est tenu par deux fois en 74 et 78. Héritier de Woodstock et de la première génération de festivals, il fut aussi celui qui marqua l'entrée dans l'ère du rock business. Pour la première édition, 200 000 personnes assistèrent aux performances de The Eagles, Emerson Lake & Palmer, Black Sabbath et surtout Deep Purple (époque Coverdale) mené par un Richie Blackmore survolté qui finit par foutre le feu à la scène après s'être attaqué avec sa gratte à une des nombreuses caméras filmant l'évènement !
Quant aux festivals de metal, il en existe autant sur le globe qu'il y a de clous sur le manteau en cuir de Rob Halford ! Même la France n'est heureusement pas épargnée (Hellfest, Raismesfest).
Si certains endroits sont devenus des paradis pour métalleux, c'est d'abord grâce aux fameux Monsters of Rock (aujourd'hui Download Festival) nés avec la Nouvelle Vague du Heavy Metal Britannique. Car si le Wacken Open Air, qui se tient chez nos amis teutons depuis 1990, est à l'heure actuelle le plus grand rendez-vous metal de la planète, les vieux hardos se souviennent encore avec émotion et larmes sur le perfecto des Monsters. Entre 1980 et 1996 ces derniers ont reçu, sur le circuit moto de Donington Park (centre de l'Angleterre), les fines lames du hard rock et du heavy metal. L'originalité des Monsters est d'avoir dès 1983 fait des « petits » dans d'autres villes du monde. Ce fut par exemple le cas à Moscou en 1991. La capitale russe, qui venait de recouvrer la liberté après 70 ans de "captivité bolchévique", fit un accueil triomphal à la jeune garde du metal incarnée à l'époque par Metallica !
Pour terminer, un autre festival atypique, Rock in Rio, crée en 1985 dans la ville Brésilienne et qui se tient depuis 2004, allez savoir pourquoi, à Lisbonne ! C'est le festival de rock le plus important au monde en termes d'affluence. Rien que la première édition a drainé quelque 1 million et demi de personnes venues s'éclater avec Ozzy Osbourne, AC/DC, Queen, Scorpion ou encore Iron Maiden. Tête d'affiche en 2001, la « Vierge de Fer » y acheva sa tournée mondiale, celle qui marqua le retour de Bruce Dickinson dans Maiden et de Maiden sur le devant de la scène.
Peace & love !
Alan pour Ondes de Rock.
A Bethel, sur l'emplacement même où s'est déroulé Woodstock il y a 40 ans, se trouve aujourd'hui le Bethel Woods Center for the Arts qui perpetue la tradition (musée, concerts à l'année...).

M K
Depuis la décadence en toute chose marque la cadence!
Et si les "ondes" peuvent transmettre, petit hommage personnel à Janis en passant... :-)
Tres bon article, c'etait vraiment le bon temps... Les gens y étaient heureux, ils s'entraidaient dans une tres bonne ambiance. Putain ce que le monde a changé !
@brigitte C, pour Love, je ne sais pas, mais pour peace, si tu mets le son à donf et que tu emmerdes tes voisins, c'est mal barré... lol
Super article.
Passez à loccase voir mon clip NEFAST FOOD sur dailymotion.
N'oublies quand même pas qu'en plus de Shinedown on a aussi causé de Black Stone Cherry, The Parlor Mob et de tes préférés : Billy Talent! Sans oublier Pierre Lapointe même si celui-ci fait de la chanson et pas du rock (avec quand même une grosse influnence Beatles dans les orchestrations).
Bon c'est pas énorme mais on va essayer de se faire une petite cure de jouvence d'ici la fin de l'année!
Aprés Léo Fender il y a quelques années, c'est un autre monument qui part.
Si ça ça ne vaut pas un article...
Allez les gars, au boulot! Et pondez nous un "papier" digne du bonhomme!
Le papelard était en friche mais le père Barbot nous a coupé l'herbe sous le pied! Too bad
A vous de faire mieux!
amitié