The Black Crowes réchauffent la planète rock !
Il y a à peine plus d'un an, The Black Crowes publiait Warpaint, l'album de la reformation, qui marquait leur retour après 7 ans d'absence. Malgré des qualités indéniables, ce dernier nous avait laissé quelque peu sur notre faim. Avec le nouvel opus sorti fin août, le groupe mené par les ténébreux frères Robinson frappe un grand coup.
Ce disque a largement de quoi satisfaire nos appétits voraces d'amateurs de bon vieux rock and roll. Qui plus est, il confirme que nos deux fougueux hippies sont restés coincés dans les sixties et les seventies et qu'ils n'ont guère envie d'en sortir.

« Qu'est-ce t'as ta ? »
C'est qu'on ne peut pas leur en vouloir face aux coups de boutoir du rap, de la techno, et du R'n'B (le faux pas celui d'Otis Redding ou d'Aretha Franklin !) auxquels les deux frangins résistent vaillamment depuis deux décennies. Leur truc à eux, c'est un blues rock sudiste aromatisé de rock britannique (Led Zep, mais aussi The Faces ou les Stones) qu'ils s'évertuent à nous délivrer avec une fougue et une passion restées intactes. Et ce en dépit des changements de line-up à répétition, de leur brève séparation au début des années 2000 et de cette fâcheuse tendance qu'ils ont à se mettre sur la tronche ! Ils sont, à n'en pas douter, les enfants de Woodstock et de Led Zeppelin, les fils spirituels de Lynyrd Skynyrd et de Neil Young. 
Six hippies dans un tipi.
Cette année, le groupe fête ses vingt ans. C'est pourquoi il a décidé de régaler son public en mettant les petits plats dans les grands puisque ce n'est pas un, mais deux disques que proposent The Black Crowes. En effet, Before the Frost... vous attend sagement dans son boîtier accompagné d'un code pour télécharger gratuitement, sur leur site officiel, un second album intitulé Until the Freeze. Grands seigneurs, ils ont poussé l'originalité encore plus loin en enregistrant en studio devant un parterre de fans enthousiastes, inaugurant ainsi une nouvelle manière de faire un disque !
Au final : une mise en place impeccable pour des morceaux de qualité qui, entrecoupés d'applaudissements, coulent avec la fluidité d'un cours d'eau traversant les Montagnes Rocheuses. Surtout, la prise de son live apporte une authenticité et une chaleur qui nous ramènent aux grandes heures de l'enregistrement analogique. On en vient même à regretter qu'ils fassent des concessions à la modernité en continuant de mixer leurs disques sur ordinateur. C'est qu'il doit bien rester quelques studios à l'ancienne dans le fin fond des États-Unis nom d'une pipe !
La première galette comporte onze titres au cours desquels le groupe offre un rock vintage, fortement teinté de folk, particulièrement jouissif. Ça démarre fort avec l'excellent Good Morning Captain et son intro au piano façon ragtime.
The Black Crowes n'ont pas leur pareil pour revisiter leurs glorieux aînés et en profitent pour dérouler sur ce disque l'ensemble de leurs influences. Si l'ombre du Creedence Clearwater Revival plane sur un Been a Long Time (Waiting on Love) plutôt inspiré, l'influence des Byrds se fait sentir sur Appaloosa, sublime ballade taillée pour attaquer la grande route au volant d'une vieille Ford Mustang ! Crosby, Stills, Nash et leurs camarguaises ne sont pas non plus très loin, en témoigne l'autre moment fort de l'album : l'enivrant What is Home porté par le banjo et la voix de Rich Robinson, le petit frère, qui s'en tire plutôt pas mal !
Si nos joyeux drilles se la jouent un peu funk seventies sur Make Glad, c'est pour mieux clôturer ce premier volet avec l'apaisant The Last place that love lives qui fait immédiatement pensé à The Band. Ça tombe bien, le disque à été enregistré à Woodstock dans la grange transformée en studio de Levon Helm le batteur de ce groupe mythique dont ils sont de fervents admirateurs. Il y a deux ans, The Black Crowes reprenaient d'ailleurs un des plus grands tubes de l'ancien groupe de Bob Dylan.
Les neuf titres qui composent le second disque sont encore plus roots. La plupart sont joués en acoustique et donnent dans la country et le folk. The Black Crowes se lâchent sans complexe et emmènent leur auditoire pour une longue chevauchée dans la musique traditionnelle américaine. Certaines chansons, dont Shine Along, raviront les amateurs de violon, de fiddle et de banjo dont votre serviteur fait partie. Sur Garden Gate, petite perle country old school aux harmonies impeccables, on a l'impression d'entendre de vieux cowboys en train de pousser la chansonnette autour d'un feu après une journée passée à convoyer un troupeau de buffles ! Quant à Aimless Peacock, George Harrison doit faire des bonds au ciel à l'écoute de ce titre qui déroule une longue partie de sitar.
Vous avez l'esprit bucolique ? Alors, vous vous laisserez porter par ce disque et notamment par les jolies compositions que sont Greenhorn, avec ses changements de rythme, et le plus traditionnel Fork in the River qui sonne très Eagles. Quant aux morceaux plus pêchus, ils sont aussi de très bonne facture : Citons le sympathique Shady Grove (ambiance saloon assurée !), et surtout l'entraînant Roll Old Jeremiah et sa très belle mélodie.
Fidèle à l'esprit de partage qui anime le groupe depuis ses débuts, Before the Frost...Until the Freeze fait souffler un vent d'authenticité sur une industrie musicale qui en a bien besoin. Cet album, The Black Crowes souhaitaient l'enregistrer depuis des lustres, mais reculaient à chaque occasion devant la pression de leur maison de disques. C'est ce qu'explique Chris Robinson, le chanteur au look de berger des Appalaches, dans une interview accordée au magazine Crossroads. Comme quoi, la persévérance finit toujours par payer.
Alan pour Ondes de Rock.
Le site officiel de The Black Crowes

l'autre jour tu critiquais mon son...
Le jour ou tu produiras un truc comme ça...
tu pourras critiquer...
Un nouveau titre est né très jazz rock ...IL SONNE GRAVE...
"NO PROUCERS" Et vous donne un aperçu de mes possibilités de jouer tous ces sons sur un clavier ...Ca sonne comme un jazz band...merci de l'acheter...car mon but n'est pas de faire du fric mais de prouver aux producteurs qu'ils onts tort de me prendre pour un looser..bisous a tous...
http://myspace.com/jostandre
Alainjosip ton "son" je le trouve à chier. Si tu ne veux pas que je le critique, ne viens pas faire ta pub ici. Ce n'est pas moi qui te cours après. Tu n'as pas de talent pour la musique, je te l'ai dis il y a des mois. Tu reviens à la charge avec ton titre NO PRODUCERS qui est une bouse de plus. On a l'impression d'écouter ton C.V. avec un fond musical de supermarché. Je pense qu'on n'écoute pas le même "Jazz" ou "Jazz-rock".
Ici tu es sur un blog de Rock alors ne t'offusque pas de te faire jeter comme un malpropre. Cataline fait sa pub de temps en temps, sans être lourdingue et lui fait du rock et s'interesse aux articles qu'on écrit. Toi on ne sait pas trop ce que tu viens faire là à part te prendre des tôles.
Et moi aussi je fais du rock et je n'utilise aucun clavier pour mes sons (lol!): http://www.myspace.com/rickydozen
Du bon rock'n roll que Ricky Dozen. Tiens moi au courant des avancés du groupe (super voix avec un bon accent anglais ce qui est rare). Les compos sont super accrocheuses. C'est autre chose que l'autre avec son orgue bontempi.
Désolé si le sujet d'origine à un peu dérivé par contre, merde c'est bien les Black Crowes !