Paul McCartney : Good Evening Paris !
À 67 ans, Paul McCartney a toujours la pêche et reste un infatigable troubadour. Après avoir sillonné les USA tout l'été, voilà que l'ancien Beatles annonce, pour la fin de l'année, une tournée européenne qui fera halte le 10 décembre prochain au Palais Omnisport de Paris Bercy.
Good Evening Europe sera la première tournée de Sir Paul sur le "Vieux Continent" depuis cinq ans. Elle débutera le 2 décembre à Hambourg pour se terminer à Londres vingt jours plus tard. La capitale britannique accueillera l'unique date du chanteur sur le sol anglais en 2009. Un concert qui se déroulera à l'O2 Arena, gigantesque salle de spectacles et nouveau temple du rock où s'est tenue, il y a deux ans, la reformation éphémère de Led Zeppelin. Pour Macca, ce sera une première.
Le show de Hambourg sera lui aussi hautement symbolique puisque la ville allemande est indissociable de la fantastique aventure des Beatles. C'est en effet là que les "quatre de Liverpool" ont fait leurs premières armes, il y a un demi-siècle. À l'époque, ils sont de véritables blousons noirs qui portent fièrement la banane et jouent, dans les clubs de la cité portuaire, un rock and roll survitaminé qui puise dans le répertoire de leurs idoles américaines (Elvis Presley, Chuck Berry, Little Richard...).

« J'parie qu'c'est des santiags, viens faire un tour dans l'terrain vague... ».
Pendant que Johnny fait le mariole devant le Golf Drouot, nos "quatre garçons pas encore dans le vent" se font les dents chez les Teutons. En dépit des hébergements insalubres et des cachets minables, les Beatles s'accrochent et décrochent leur premier contrat d'enregistrement en tant qu'accompagnateurs du chanteur et guitariste anglais Tony Sheridan. La rigueur allemande a parfois du bon et l'ambition et la persévérance de nos rock stars en herbe finiront par payer et de quelle manière !
Les choix de Hambourg et de Londres ne sont d'ailleurs pas anodins. En annonçant la tournée sur son site officiel jeudi dernier, McCartney a déclaré : "C'est l'occasion pour moi d'apporter notre spectacle actuel là où tout a commencé. En démarrant à Hambourg, et en terminant à Londres, et avec, entre les deux, beaucoup de rock ".
Quant à Paris, le passage à Bercy marquera le grand retour de Paulo dans nos contrées, seulement deux ans après le concert intimiste de l'Olympia qui est resté dans toutes les mémoires. Il faut dire que devant 2000 fans aux anges et une poignée de vieilles pies (euh pardon VIP !) bien de chez nous, le Fab one avait livré une prestation à couper le souffle, épaulé par des musiciens de haut niveau.
Comme à chaque fois, l'émotion fut au rendez-vous. Car pour tout fan des Beatles, un concert de Paul McCartney est l'occasion d'apprécier en live le répertoire génial des Fab Four (sans oublier l'aventure des Wings et la carrière en solo, certes moins palpitantes, mais qui regorgent de très bons morceaux). Le bassiste gaucher n'est pas seulement l'artisan de sublimes mélodies intemporelles, il est aussi un sacré showman dont les spectacles sont devenus, au fil des années, de véritables messes à la gloire des Scarabées.
Alors tant pis si l'enceinte du POPB est aussi chaleureuse que celle de Fleury Merogis ! Surtout si l'on fait la comparaison avec le célèbre music-hall du Boulevard des Capucines. Faisons confiance à McCartney pour faire monter l'ambiance à son paroxysme.
D'ailleurs, Macca est fermement « décidé à terminer l'année au sommet ». Il faut dire que celle-ci a été particulièrement riche en évènements pour le chanteur. Citons sa prestation aux Grammy Awards en février dernier et son duo avec Dave Grohl (The Foo Fighters, Them Crooked Vultures) sur I Saw Her Standing There. Sans oublier la sortie du catalogue "remasterisé" des Beatles dont Defnael vous a causé le mois dernier. Retenons enfin la tournée estivale à travers les États-Unis et les trois shows au Citi Field Stadium de New York situé sur l'emplacement de l'ancien Shea Stadium. Celui-là même où, il y a quarante-cinq ans, The Beatles donnaient un concert historique devant 50 000 spectateurs déchaînés, inaugurant ainsi la vogue des grands rassemblements de rock en plein air.
Un DVD intitulé Good Evening New York City va sortir prochainement. Il retrace ces trois soirées mémorables saluées par la critique et les fans.
À Ondes de Rock, la musique des Beatles est presque aussi importante que l'air que l'on respire. C'est comme ça depuis notre plus tendre enfance et ce n'est pas près de s'arrêter. De même que notre admiration pour l'ami Paul, ce fils d'un représentant mélomane et pianiste à ses heures perdues dans un orchestre de jazz de Liverpool, cet enfant de la classe ouvrière devenu le plus grand compositeur de musique populaire du vingtième siècle.
Alors le 6 novembre, jour de la mise en vente des places pour le concert parisien, nous serons dans les starting-blocks pour nous procurer le fameux sésame !
Et vous ?
Alan pour Ondes de Rock
Site de Paul McCartney :
http://www.paulmccartney.com/
Les dates de la tournée :
2/12/2009 - Hambourg
3/12/2009 - Berlin
9/12/2009 - Arnhem
10/12/2009 - Paris
16/12/2009 - Cologne
20/12/2009 - Dublin
22/12/2009 - Londres

C'était géant, j'y retournerai sans hésitation.
C'est vrai que sa setlist est principalement constituée de morceaux des Beatles et des Wings. On ne vas pas bouder notre plaisir, mais il ferait quand même bien de jouer plus de titres de ses deux derniers excellents albums.
Sinon, pour en revenir à Macca, j'irais bien à Bercy, mais le prix des places va encore être terrible.
J'ai entendu dire que ce serait dans les 80 euros...à confirmer. C'est vrai que c'est exhorbitant même pour voir McCartney.
Patrick,
c'est vrai que le groupe n'était pas encore complètement formé lors de ces différents séjours à Hambourg. Mais bon Stuart Sutcliffe faisait plutôt de la figuration. Ce qui n'était pas le cas de Ringo, déjà un musicien chevronné qui écumait les clubs de la ville avec un autre groupe quand ils ont fait sa connaissance.
T'arrives de province, tgv+nuit à l'hotel et la soirée te revient à 250 euros; si en plus t'y vas avec ta femme et que tes mômes te tânent pour venir... Misère de misère!!!
D'un autre côté, C'est Macca... Mais bon.
Elle est décidément loin cette époque des tournées françaises des grands artistes; AC/DC, 15 dates en france en 1980; 65 francs (10euros) le concert au Bourget en 82.
C'est vrai, ça fait 30 ans; c'est décidément trés loin...