Dirty Pretty Things, le mot de la fin.
Hier soir, on assistait au "dernier" concert parisien des Anglais de Dirty Pretty Things. Enfin, le dernier concert officiel puisqu'on nous souffle que le groupe donnera un concert secret ce soir à la Flèche d'Or (Paris)... Info ou intox ? On ne le sait pas encore.
Hier donc, les photographes se bousculaient pour immortaliser ces derniers instants. Les fans de la première heure ont brandi leurs téléphones portables pour capturer quelques mauvaises images du concert avec un son atroce, que vous pouvez d'ores et déjà retrouver sur YouTube. Un peu déroutant, mais on commence à s'y faire. Et même si le Bataclan (Paris) n'affichait pas complet, l'ambiance était assez enthousiaste, le public jeune et les premiers rangs agités. Même Peter Doherty avait fait le déplacement, pour assister au moins à la moitié du concert du haut du balcon, avec les regards des jeunes filles braqués sur lui.
Quant à la prestation du groupe, nos impressions restent mitigées. Bien sûr Carl Barât fait partie des gens qu'on aime bien, pour son honnêteté, sa fibre romantique, ses chansons anglo-anglaises au charme certain. Mais Dirty Pretty Things n'a jamais réussi de coup de force. Dans sa courte histoire, le groupe a toujours donné l'impression d'être à bout de souffle, comme incapable de dépasser le stade du "bon groupe mais pas renversant". Le concert fut fidèle à cette image. Tout le monde réclame « Bang Bang You're Dead », premier et meilleur single du groupe, qui arrivera finalement à la fin du concert.
Anthony Rossomando est toujours aussi insupportable et intenable sur scène, mais Carl Barât rattrape le coup en jouant « France » comme pour rétablir une hiérarchie fragile. Finalement, le meilleur moment restera la reprise assez géniale de « In Bloom » (Nirvana), qui arrive au bon moment, devant une audience plus que réceptive. On sent la fin approcher. Après avoir interpellé son compère Peter Doherty qui semble avoir quitté les lieux, Carl Barât se lance dans un « I Get Along » des Libertines un peu douloureux. Une fin un peu trop symbolique, mais finalement, c'est probablement ça que nous attendions tous.
Caroline Harleaux
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