R.E.M : l'intensité retrouvée
Sur le papier, R.E.M. en tête d’affiche de “Rock En Seine“ ça semblait peser un peu moins lourd que Radiohead ou Björk les deux années précédentes. Il faut dire que les Américains se sont montrés plutôt décevants sur leurs disques sortis depuis 2001. À quasiment 50 ans de moyenne d’age, on pourrait également leur intenter le procès de la vieillesse qu’on fait aux Rolling Stones depuis une vingtaine d’années. Pour les avoir vus à Budapest la semaine dernière, osons rassurer tous les fans pour le rendez-vous du Parc de St Cloud jeudi prochain ! Mous en concert ces dernières années, les trois rescapés du combo d’Athens (Georgie), ont donné un concert pied au plancher. Visuellement, l’installation d’écrans utilisée pour la mise en scène du show est très impressionnante et esthétique. Michael Stipe travaille formidablement la foule, sanglé dans son costume élégant et (pour une fois) sobre. Côté set list, les titres semblent piochés dans trois tas : les tubes best of, les titres obscurs qui font plaisir aux fans, et le dernier album pour redonner du souffle aux ventes. La gériatrique sono de Budapest a un peu plombé toute la première partie du concert, gâchant le plaisir de « What The Frequency Kenneth ? », « The Wake-Up Bomb » ou « Bad Day ». Peter Buck commence à faire des sauts de cabris de fort belle facture ce qui a le don de ravir les fans les plus exigeants. On calme le jeu avec le chef d’œuvre noir « Drive » bien contrebalancé par le seul titre purement rock d’Automatic For The People déterré pour l’occasion, « Ignoreland ».
Peter Buck commence à friser le surmenage à force d’enchaîner les solos de trois notes joués à 2 à l’heure. Il décide même de carrément laisser tomber le banjo sur « Electrolite » pour faire à peu près illusion avec la Rickenbacker. Les chansons du dernier album s’enchaînent et les Américains peuvent se ravir de les entendre reprises en chœur par le public Hongrois. Touchant moment que cette réunion des cinq musiciens dans un coin de la scène pour jouer la rare et superbe « Let Me In » autour de l’orgue de Peter Buck. L’ultime bouquet de classiques comprend « The Great Beyond », « Begin The Begin », « Orange Crush », une formidable « Imitation Of Life », « Fall On Me » et les obligatoires « Losing My Religion » et « Man On The Moon ». Allez à Rock En Seine l’esprit serein et le cœur léger chers amis, R.E.M. a encore fière allure, une classe incroyable, et ce qu’il faut dans le ventre pour redonner vie et noblesse à un répertoire dont on peut tirer quelques dizaines de pures merveilles. Ce qui n’est quand même pas rien !
R.E.M. en concert le jeudi 28 août au Festival Rock En Seine (Parc National de St Cloud)
Dernier album : Accelerate (Warner)
Benjamin Durand

je suis jeune sourd burkinabe du nom nikiema andre je suis rapeur sourd
merci
Ballade
Rock
Inventions
Ambiance filmographique
Pas de compromis commercial
RIEN NE MANQUE